Un « interrupteur » de la douleur mis au jour
Non, nous ne sommes pas tous égaux face à la souffrance ! Des chercheurs américains viennent de prouver que la génétique avait son mot à dire dans la sensibilité de chacun. Tout se jouerait en fait au niveau d’un gène, GCH1.
Une équipe dirigée par le Dr Clifford Woolf, du Massachusetts General Hospital de Boston, a noté chez des patients opérés pour hernie discale qu’une variation spécifique de ce gène « s’accompagnait d’importantes douleurs neuropathiques ».
Un gène-interrupteur en quelque sorte, qui régulerait la production d’une molécule, la BH4. « Plus sa concentration est élevée dans l’organisme, plus le patient est réceptif à la douleur » précise Woolf. « C’est la première fois qu’est mise en évidence une contribution génétique au risque de douleurs neuropathiques ». Lesquelles toucheraient bon an mal an, pratiquement une personne sur trente.
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