Un scaphandrier tué tous les 2 ans !
[mis à jour le 22 mars 2007 à 14h31]
Voilà des ouvriers du BTP –Bâtiment et Travaux publics – vraiment pas comme les autres. Inspection des piles de ponts, barrages et canalisations... c’est le lot des scaphandriers. Dans des conditions extrêmes, et avec une mortalité 10 fois supérieure au reste de la profession.
Ils sont un petit millier dans toute la France à exercer le métier d’ouvrier-scaphandrier. Immergés dans l’eau et le plus souvent dans l’obscurité, ils s’exposent aux risques habituels des travaux publics : fracture, écrasement, membres coupés.
Mais ils développent aussi la « maladie du plongeur », avec une ostéonécrose des grosses articulations. Autrement dit la mort progressive des cellules du tissu osseux, due à l’arrêt de la circulation sanguine dans un segment d’os. Handicapante, cette affection mine leur santé. Il meurt aujourd’hui un scaphandrier tous les 2 ans, en France, dans le cadre d’un accident de travail ! Pour une population de 1 000 ouvriers en activité, c’est énorme. Et ils sont rares, ceux qui plongent encore après 55 ans…
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