Un tiers des grands prémas toujours suivis à l’âge de 5 ans
[mis à jour le 7 mars 2008 à 14h22]
Près de 40% des anciens grands prématurés présentent des troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs à 5 ans. Et plus d’un tiers ont encore besoin d’une prise en charge médicale ou paramédicale. L’INSERM publie aujourd’hui les résultats de l’étude EPIPAGE pour Etude EPIdémiologique sur les Petits Ages Gestationnels, menée auprès de 1 817 prématurés.
« Les taux de déficience sont d’autant plus élevés que les enfants sont nés prématurément. Ainsi, 18% des petits nés à 24-26 semaines de grossesse souffrent-ils d’une paralysie cérébrale à 5 ans, contre 12% pour ceux nés à 29 semaines et 4% à 32 semaines », souligne Béatrice Larroque de l’Unité INSERM 149 « Recherches épidémiologiques en santé périnatale et santé des femmes ».
Autre donnée, un tiers des anciens grands prématurés ne marche pas ou seulement avec une aide. Ils sont aussi 32% à avoir obtenu un score de capacités cognitives (équivalent au Q.I.) inférieur à 85 et 12% inférieur à 70, contre 12% et 3% respectivement parmi les enfants nés à terme. Rappelons que la limite de la « normalité » est fixée à 70.
301 dépêche(s)
L’alcool, drogue préférée des ados
Le tabagisme passif fait 600 000 morts par an
Outox, c’était bien de l’intox
Particules fines : quel danger pour la santé ?
Défenestrations accidentelles : soyons vigilants
Soins de suite : mieux comprendre les attentes de l’entourage
Réveillon arrosé, laissez le volant !
De nouveaux outils pour se protéger du prion ?
4 dossier(s)




