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24 mai 2012


Une maladie trop méconnue : l’ostéoporose.

[8 septembre 2003 - 00h00]
[mis à jour le 5 août 2009 à 10h21]

Une femme sur deux passé l’âge de 50 ans sera victime d’une fracture ostéoporotique. La plus dramatique est bien entendu celle de la hanche, avec son fardeau de douleurs et de handicap. Parmi les femmes admises à l’hôpital pour une telle fracture, la moitié gardera un handicap et 20% mourront dans l’année ! La mortalité de la fracture de hanche est comparable à celle de l’AVC. L’ostéoporose est à l’origine d’un plus grand nombre de jours d’hospitalisation que la crise cardiaque ou l’AVC ou encore le cancer. L’ostéoporose occasionne des dépenses aussi importantes que par exemple l’insuffisance cardiaque.

Elle constitue donc un très grave problème de santé publique comme cela a largement été montré dans le cadre du Congrès de l’EULAR (European League Against Rheumatism) à Lisbonne.

Et pourtant des médicaments extrêmement efficaces existent. Mais comme dans toute maladie, avant de traiter, il faut diagnostiquer. Or le diagnostic – s’il est porté -, l’est en général lorsqu’une femme se fracture...

Il existe pourtant un excellent moyen pour diagnostiquer l’ostéoporose avant cette fracture : l’ostéodensitométrie. Un outil sous-utilisé dans la plupart des pays et qui n’est pas pris en charge dans nombre d’entre eux, parmi lesquels la France. On comprend mal que les responsables de santé n’apportent pas remède à une telle situation, et n’accordent pas, compte tenu de sa gravité, autant de considération à l’ostéoporose qu’ils en accordent à d’autres maladies.


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