Une malédiction ou une maladie ?
[mis à jour le 12 février 2002 à 17h04]
Décrit pour la première fois en 1897 par Sir Alfred Cook, l’ulcère de Buruli a toujours échappé aux recherches des scientifiques. Aujourd’hui le bilan n’est pas brillant : nul ne connaît exactement son mode de transmission, et aucun progrès n’a été fait vers la mise au point de moyens diagnostiques ou de dépistage.
Pour le Pr. Françoise Portaels, de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers en Belgique, la maladie s’expliquerait par une conjonction de facteurs anthropologiques et environnementaux. Pourquoi ? Le micro-organisme qui provoque la maladie se multiplie dans des eaux boueuses, stagnantes et peu profondes. Des traditions culturelles profondément ancrées font que les malades refusent de recourir à des personnels de santé plutôt qu’aux guérisseurs traditionnels. Beaucoup assimilent la maladie à une malédiction. Confrontée à cette situation, l’OMS a considéré l’ulcère de Buruli comme un problème de santé publique à part entière, dès 1998. C’est à ce prix qu’elle pourra peut-être un jour le conjurer...
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