La Food and Drug Administration (FDA) des Etats-unis vient d’accorder son autorisation de mise sur le marché au maraviroc. Ce nouvel antirétroviral inaugure une nouvelle classe dans la lutte contre l’infection à VIH-SIDA, celle des anti-CCR5.
Pour être plus précis, le maraviroc est le troisième anti-CCR5 développé par l’industrie pharmaceutique. Mais il est le premier à franchir avec succès les étapes de son développement, jusqu’à la mise sur le marché. Il sera commercialisé par les laboratoires Pfizer sous le nom évocateur de Selzentry.
A la différence des autres antirétroviraux, ce nouveau type de médicament n’attaque pas le VIH au niveau des globules blancs. Il empêche au contraire son entrée dans les cellules indemnes, par blocage des co-récepteurs du CCR5, qui sont leur principale voie d’accès au niveau cellulaire. Le CCR5 est en effet une protéine qui se trouve à la surface de certaines cellules immunitaires, cibles d’élection du VIH.
Synthétisé pour la première fois en 1997, le maraviroc aura connu un développement très rapide. Il devrait « constituer un apport important pour beaucoup de malades infectés par le VIH et qui n’ont pas répondu à d’autres traitements, » indique le Dr Steven Galson, qui dirige les services d’évaluation et de recherche de la FDA.
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