Selon une enquête internationale auprès de 3 000 patients séropositifs au VIH, la discrimination ne faiblit pas.
L’étude ATLIS pour AIDS Treatment for Life International Survey, montre en effet que 54% des patients refusent de rendre publique leur séropositivité.
Pour 83% d’entre eux, cette attitude est dictée par la crainte d’une stigmatisation sociale ! Bien que de réels progrès aient été réalisés en termes d’information et d’éducation du public, les tabous liés au VIH/SIDA persistent. A tel point que plus de quatre sondés sur dix, ont estimé que l’annonce de leur séropositivité pourrait avoir des répercussions allant jusqu’à la rupture de relations familiales et/ou amicales. Le tiers des répondants par ailleurs, s’est dit inquiets pour son avenir professionnel. Ces personnes ont également exprimé la crainte de voir leur réputation mise à mal...
Côté traitements, c’est la peur des effets secondaires qui domine. Un patient sur quatre refuse même de se traiter pour ce motif, et cette proportion peut atteindre 42% chez les malades européens. Certains (34%) sont si préoccupés par les effets secondaires liés à leur traitement, qu’ils préfèrent carrément l’arrêter. Globalement, ces patients redoutent la modification de leur silhouette et de leur visage (58%), l’apparition de troubles gastro-intestinaux (54%), d’un état de fatigue (54%) et enfin de troubles hépatiques (54%).
Toutes ces craintes traduisent en fait, un manque criant d’information… Près de 70% des patients en effet, souhaiteraient être davantage informés sur l’infection à VIH et ses traitements. Plus grave, un quart des malades interrogé a reconnu avoir des relations sexuelles non protégées.
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