Violences contre les médecins : peu de progrès
Les médecins français subissent toujours autant d’agressions à leur cabinet. Malgré une très légère baisse des déclarations entre 2008 et 2009, l’Observatoire de la sécurité des médecins note que le nombre de victimes d’actes de violence, verbales et physiques, augmente.
La Seine-Saint-Denis est le département le plus affecté. Depuis 3 ans, il tient le haut du pavé dans le domaine des violences à l’encontre des praticiens, avec 54 des 512 agressions déclarées en 2009. Très près derrière on trouve le Val d’Oise, l’Isère et la Seine Maritime. Le Conseil national de l’Ordre des Médecins (CNOM) constate en outre « une aggravation de la nature des actes (qui) dénote une évolution des agressions physiques ».
Les médecins généralistes en sont les premières victimes. Viennent ensuite les ophtalmologues, les médecins du travail, les psychiatres et les dermatologues. Souvent parce qu’ils refusent de signer un arrêt de travail ou de rédiger une prescription. Verbales à 54%, ces violences se manifestent aussi sous forme de vols et tentatives de vols pour 23% des déclarations. La plupart se produisent dans les cabinets médicaux, et seuls 35% des médecins qui en sont victimes porteraient plainte. Les recommandations du CNOM ? Prévention et sensibilisation des médecins.
34 dépêche(s)
Drogues, alcool, psychotropes : vers un dépistage élargi sur le lieu de travail ?
Travail : moins d’accidents, toujours plus de maladies…
Santé au travail : les nanomatériaux bientôt étudiés
Chirurgie du genou : le retour au travail, affaire de motivation
Travail de nuit : gérer le repos
Burn-out : les urgentistes en première ligne
Travail ou musique, il faut choisir
Suicide : mieux surveiller les arrêts maladie pour raisons psychiatriques
Exposition professionnelle à l’éthanol : peu de risque pour les travailleurs




