Le syndrome borderline ou état limite est peu connu du grand public. Il touche pourtant près de 3% de la population mondiale. Ce trouble de la personnalité majeur se résume-t-il à une difficulté dans le management des émotions ? Alain Tortosa est le président de la toute nouvelle Association d’Aide aux Personnes Etats Limite ou Borderline (AAPEL), qui vient de voir le jour. Son objectif premier est d’informer l’opinion, mais aussi les professionnels de santé, sur cette maladie qu’il définit en effet comme « un problème de gestion de ses émotions. »
Comme il nous l’a expliqué, « elle se traduit par une réaction émotionnelle disproportionnée au stress vécu. Confronté à un problème le patient, au lieu de réagir comme tout un chacun, se met en colère. Mais c’est un problème comportemental, et non pas intellectuel ».
Les individus atteints par le trouble Borderline présentent en effet un quotient intellectuel tout à fait normal. En revanche, leur quotient émotionnel se rapproche de celui d’un enfant de 3 ans. Ils réagissent parfois de manière infantile et souvent, ils ignorent complètement qu’ils sont atteints d’un trouble de la personnalité.
L’association dirigée par Alain Tortosa entend justement s’attaquer à l’ignorance qui entoure cette maladie. « Les personnes borderline ne savent qu’elles sont malades. Elles ont conscience de leur problème, elles ont le sentiment de ne pas être comme tout le monde, mais elles ne pensent pas à la maladie ». Pour plus de renseignements, consultez le site de l’AAPEL http://www.aapel.org
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