[mis à jour le 6 juin 2007 à 09h48]
Les inhibiteurs de l’angiogénèse sont utilisés en quelque sorte, pour asphyxier les tumeurs. Ils agissent sur les VEGF (il en existe trois), qui sont des facteurs de croissance de l’endothélium vasculaire (Vascular Endothelium Growth Factor). Autant dire que ce sont des facteurs essentiels à la vie ! Lorsque tout va bien, ils sont pour l’essentiel impliqués dans le développement de l’embryon, la croissance du squelette, la reproduction…
Lorsque les choses déraillent en revanche, ces VEGF peuvent entraîner des troubles graves. On les trouve à l’origine de certaines maladies vasculaires de l’oeil – rétinopathie diabétique et dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)… et on sait depuis la fin des années 90 qu’ils favorisent le développement des cellules cancéreuses. Ces dernières sont en effet capables de favoriser la formation de néo-vaisseaux qui leur apporteront le sang indispensable à leur développement. Pour y remédier, la recherche s’est ainsi orientée vers la mise au point d’inhibiteurs de l’angiogénèse, qui donne aujourd’hui des résultats porteurs de grands espoirs.
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